Grain de sel

Orange amère

septembre 1st, 2010

En 2009 Orange a distribué 3,65 milliards de dividendes pour 3,47 milliards de bénéfices.

Une clim ?

juillet 3rd, 2010

Les gouttes de sueur tombent sur le clavier, la marina est devenue la casserole dans laquelle Ylang Ylang va bientôt bouillir.  Les  clims d’ Ylang Ylang n’ont jamais vraiment fonctionné mais Ylang Ylang est pourvu d’un grand congélateur. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Et puis au moment du départ on aura pas le problème de savoir où l’on va bien pouvoir ranger un objet lourd et encombrant.

clim

Aimons les animaux

juillet 1st, 2010

« Plus je connais les humains et plus j’aime les animaux. » J’entends parfois cela, et toujours avec une certain malaise.
- parce que les hommes appartiennent à l’espèce animale.
- parce que cette préférence se trouve souvent assortie d’appréciations racistes ou xénophobes puisque l’on en est à établir un classement.
- parce que cet amour des animaux se porte tout particulièrement sur des animaux domestiques auxquels on a dévolu des rôles étranges allant de la viande au tamagotchi.
Je suggère la formule « Plus je connais les animaux et plus je les aime » à laquelle on pourrait ajouter « et plus j’aime les animaux et plus j’aime les voir en liberté ».
Ce qui vaut aussi pour vous,  animaux humains, bande de nazes !

Stéphane Guillon, Didier Porte

juin 23rd, 2010

Censeurs habiles et sinistres, managers aux ordres,  experts de la muselière qui montrez vos muscles, vous trouverez encore des laquais pour courber l’échine, mais vous ne ferez pas taire une parole libre de ses excès et des vérités qui vous défrisent.

Elisa Vesta

juin 23rd, 2010
Cette histoire ci-dessous racontée a été vécue par Elisa, artiste peintre, qui fut paraplégique après un accident en 1998 avec un taux de handicap à 80%.
Arrivée au Brésil en octobre 2002 Elisa Vesta  a durant huit ans parcouru ce grand pays des merveilles, en bateau, en avion, en âne en ULM en bus, avec 200 kgs de tableaux. qu’elle peignait en chemin de Rio à Belem, de Sao Luis de Maranhao à Porto Alegre. Elle est remontée jusqu’à la Bahia Salvador pour redescendre et s’installer durant trois ans à Porto Seguro et Arraial de Ajuda, avant de repartir avec 170 kgs de tableaux vers l’Amazonie, un voyage en bus de cinq jours. Arrivée à Porto Velho elle achète un billet d’embarquement sur un bateau pour un voyage de quatre jours à destination de Manaus. Partie pour négocier rapidement un lot de tableaux auprès du propriétaire d’un grand hôtel sur l’Amazone, elle doit séjourner pendant deux mois dans cette ville gluante, 45° à l’ombre, 90% d’humidité, dans l’attente d’une réponse qui ne viendra jamais ….
Après quatre jours de descente de l’Amazone sur un bateau de cinquième catégorie, le hamac suspendu à côté de cinq tonnes de bananes, et les 170 kgs d’œuvres d’art sous les fesses d’Elisa, ayant en poche 500 réals équivalent de 200 euros … Elisa ne pouvait toujours pas quitter le Brésil. Arrivée à Belem direction la station de bus et après 36 heures de transport arrivée à Salvador de Bahia une fois de plus.
Elle trouve un squat dans un immeuble du 17ème siècle dans la ville ancienne, le Pelhourino durant un mois, mois de crise où aucun artiste ne vendait. Décidant de partir pour l’île de Boipeba, après avoir acheté une carte postale de celle-ci, située à deux heures de là. Car l’unique lieu où Elisa se sent en sécurité mentale et physique est un endroit entouré d’eau, car à l’âge de quatre jours après sa naissance elle fut élevée dix ans sur un bateau.
Elisa donc se paya un billet aller simple, faute de bateau, ce sera l’île de Boipeba où elle resta dix mois, après avoir peint plus de 600 tableaux grands et petits et conçu le projet du Dende Loft, propriété d’une italienne de Rome. A la fin du contrat, elle revient une fois de plus à Salvador de Bahia où elle s’installe à l’hôtel Imperial dans l’avenue la plus bruyante de la  ville. Elle y reste un mois réfléchissant aux incertitudes du futur, devant une fortune qui s’élève aux trois quarts d’un billet d’avion pour nulle part. Elle décide que le bus lui manque et elle en prend un pour la ligne verte à 80 kilomètres de là. Séduite par le paysage de l’entrée du village d’Imbassai elle s’installe près de la rivière à la favela, réunion de personnes pauvres, cherchant à faire sans faire. Elisa attend que la chance lui tombe dessus, ce qui finit par arriver en la personne d’Elton, un vendeur de circuits touristiques et écologiques. Elisa finit par le convaincre d’être le vendeur de ses tableaux et il en vend 108 en quatre mois. Il installe une exposition dans l’unique château médiéval de l’Amérique du sud.
Arrivée en octobre 2002, mois de l’élection du président Lula, Elisa peut partir en avril 2009 vers une île des Caraïbes.

Une présentation des oeuvres d’Elisa Vesta, artiste peintre, est désormais hébergée sur le site Grainsalt.  Elisa présente ici son parcours :

Cette histoire ci-dessous racontée a été vécue par Elisa, artiste peintre, qui fut paraplégique après un accident en 1998 avec un taux de handicap à 80%.

Arrivée au Brésil en octobre 2002 Elisa Vesta  a durant huit ans parcouru ce grand pays des merveilles, en bateau, en avion, en âne en ULM en bus, avec 200 kgs de tableaux. qu’elle peignait en chemin de Rio à Belem, de Sao Luis de Maranhao à Porto Alegre. Elle est remontée jusqu’à la Bahia Salvador pour redescendre et s’installer durant trois ans à Porto Seguro et Arraial de Ajuda, avant de repartir avec 170 kgs de tableaux vers l’Amazonie, un voyage en bus de cinq jours. Arrivée à Porto Velho elle achète un billet d’embarquement sur un bateau pour un voyage de quatre jours à destination de Manaus. Partie pour négocier rapidement un lot de tableaux auprès du propriétaire d’un grand hôtel sur l’Amazone, elle doit séjourner pendant deux mois dans cette ville gluante, 45° à l’ombre, 90% d’humidité, dans l’attente d’une réponse qui ne viendra jamais ….

Après quatre jours de descente de l’Amazone sur un bateau de cinquième catégorie, le hamac suspendu à côté de cinq tonnes de bananes, et les 170 kgs d’œuvres d’art sous les fesses d’Elisa, ayant en poche 500 réals équivalent de 200 euros … Elisa ne pouvait toujours pas quitter le Brésil. Arrivée à Belem direction la station de bus et après 36 heures de transport arrivée à Salvador de Bahia une fois de plus.

Elle trouve un squat dans un immeuble du 17ème siècle dans la ville ancienne, le Pelhourino durant un mois, mois de crise où aucun artiste ne vendait. Décidant de partir pour l’île de Boipeba, après avoir acheté une carte postale de celle-ci, située à deux heures de là. Car l’unique lieu où Elisa se sent en sécurité mentale et physique est un endroit entouré d’eau, car à l’âge de quatre jours après sa naissance elle fut élevée dix ans sur un bateau.

Elisa donc se paya un billet aller simple, faute de bateau, ce sera l’île de Boipeba où elle resta dix mois, après avoir peint plus de 600 tableaux grands et petits et conçu le projet du Dende Loft, propriété d’une italienne de Rome. A la fin du contrat, elle revient une fois de plus à Salvador de Bahia où elle s’installe à l’hôtel Imperial dans l’avenue la plus bruyante de la  ville. Elle y reste un mois réfléchissant aux incertitudes du futur, devant une fortune qui s’élève aux trois quarts d’un billet d’avion pour nulle part. Elle décide que le bus lui manque et elle en prend un pour la ligne verte à 80 kilomètres de là. Séduite par le paysage de l’entrée du village d’Imbassai elle s’installe près de la rivière à la favela, réunion de personnes pauvres, cherchant à faire sans faire. Elisa attend que la chance lui tombe dessus, ce qui finit par arriver en la personne d’Elton, un vendeur de circuits touristiques et écologiques. Elisa finit par le convaincre d’être le vendeur de ses tableaux et il en vend 108 en quatre mois. Il installe une exposition dans l’unique château médiéval de l’Amérique du sud.

Arrivée en octobre 2002, mois de l’élection du président Lula, Elisa peut partir en avril 2009 vers une île des Caraïbes.

Tous des Chaplins !

juin 19th, 2010

Un Chaplin : une merveille du langage par laquelle les tahitiens désignent les rigolos. Il y a des moments où le silence nous ferait vraiment du bien. Je ne m’intéresse pas au foot, mais je commence à en avoir ras la casquette de cette franchouillardise qui pense avec ses pieds, de ce pays affalé dans ses canapés et qui réclamne un retour sur ses investissements entre deux tournées de Kronenbourg. Les sportifs du canapé devraient faire un tour sur les stades comme acteurs. Je n’ai pas vu les matchs mais j’imagine bien tous ces gras du bide essoufflés dans les premières minutes du jeu.  Après tout le talent ce n’est peut être pas si facile, et la défaite doit être terrible : voir débarquer Miss H5N1 en guise de consolation, ça doit comme même faire un choc ! Si la question est celle du prix auquel il faut payer ces braves gens, pour moi c’est clair : sur le terrain et dans les vestiaires ça ne vaut pas un kopeck ! Saisissons l’occasion pour retrouver le plaisir de respirer et de faire travailler notre corps dans tous les exercices qui pourront nous plaire à l’abri de ceux qui voudraient nous faire croire que le sport aussi est un commerce.

Anguilla

juin 13th, 2010

A suivre …

Test FeedBurner

juin 3rd, 2010

FeedBurner est installé et ne fonctionne pas. Si quelqu’un a des suggestions à me faire elles seront les bienvenues.
Une réorganisation des pages du site est en cours. Les pages web sont un piège imparable pour tout perfectionniste. Entre autres simplifications : Favoris et Favorites sont des pages presque identiques. Si je fais des liens sur une page baptisée Préférences, à un accent près je n’aurai plus qu’une page à écrire, surtout si je trouve encore quelques astuces du même genre pour la page elle-même.
brother
Bizarre cette impression de travailler comme un fonctionnaire besogneux produisant la novlang dans un obscur bureau perché dans les grandes tours du 1984 de Georges Orwell.

Remettre le matériel à sa place.

mai 30th, 2010

Ce n’est que du matériel … sous-entendu je suis bien au dessus de ces contingences, la question ne mérite pas que l’on s’y attarde. Et voila que nous nous attribuons une promotion, que nous nous déclarons de purs esprits bien au dessus de misérables contingences.  Les usines c’et bon pour les pays émergents, nous posons nos mains blanches sur le clavier et nous nous inquiétons des délais de livraison. Si cet effort pour produire les objets du quotidien peut sembler lointain, il n’est pas motivé par une démarche philanthropique et il serait absurde de croire que cette situation est immuable, tandis que nos chantres du marketing ne cessent de nous susurrer que nous devons céder à nos envies. Mais ceci est une autre histoire,  le sujet du jour est particulièrement trivial.
pompe
Si le sujet est trivial, il n’en a pas moins sa place parmi les rubriques consacrées à un voilier.  Passons sur les considérations freudiennes relatives aux rapports que l’argent entretient avec d’autres matières,  la question des W.C. prend une importance particulière sur un bateau puisqu’elle porte sur deux points essentiels : la sécurité et l’économie d’énergie. A cela il faut ajouter le respect des conventions sociales.

Sécurité : à une certaine distance des côtes les conventions sociales disparaissent, mais il serait tout de même regrettable de tomber du bateau pour avoir simplement satisfait un besoin naturel.  Par contre les dispositifs destinés à assurer un confort à bord nécessitent que l’on fasse passer des tuyaux à travers la coque ce qui met également en jeu la sécurité.

Energie : actionner la pompe n’entraine aucun recours aux batteries. Cela a bien fonctionné, mais la pompe est devenue de plus en plus inefficace.  Il fallait remplacer. J’ai donc investi dans une « waste pump ».  Je n’avais pas à changer le tuyau de 25 qui amène l’eau de mer, mais j’ai du modifier le circuit du tuyau de 38 qui part du WC. Le chantier étant lancé j’ai mis en place le réservoir eaux noires pour me conformer aux normes européennes.

reservoir

Mais conserver la cuvette existante résout mal le problème. D’une part tous ces tuyaux apparents font désordre, d’autre part la distance entre le WC et la pompe provoque des retours ce qui oblige à pomper davantage. Il m’a donc bien fallu investir dans le WC électrique « made in Taiwan ». Démontage de la pompe :

waste

Et comme le moteur du nouveau WC pourvu de ses 65 pièces étincelantes d’innovations augmente la profondeur de l’objet, me voici contraint d’agrandir le socle destiné à le  recevoir. Attention on est à bord d’un bateau Découper du contreplaqué ne suffira pas et je prévois une nouvelle étape consistant à appliquer la résine :

sciure

Je ne fais pas le décompte du temps passé. Si je m’en tiens uniquement au prix des pièces :

WC électrique : …………………… 291
Réservoir eaux noires : ……………179
Connexions pour réservoir : ………. 70
Tuyau de 25 : ………………………..16
CP 12 mm colle vis …………………..25
Total : ……………………………….581
Je n’ai pas compté la résine. La pompe broyeur à 153€ servira ailleurs, mais cela confirme mon propos sur la nécessité de ne pas traiter les choix matériels de façon superficielle, puisque même en faisant attention …  Ayant démontré la justesse de l’analyse freudienne, apprécions les bienfaits du confort moderne. Ylang Ylang va bientôt disposer des deux systèmes, l’un avec la pompe à main traditionnelle et l’autre avec un moteur électrique tout neuf. Dès qu’elle sera terminée je ferai figurer les photos de cette magnifique oeuvre d’art.
C’est tout de même plus sympa de ne pas avoir à expliquer le maniement de la pompe en guise de discours d’accueil.
Bienvenue à bord !

Bilan carbone

mai 27th, 2010

On sonne. J’ouvre et je vois un monsieur en costume et cravate. Il a un air solennel et je comprends que ce n’est pas le moment de faire le malin.

- Monsieur ?

- Services de l’U.M.P., Monsieur ! Pouvez-vous m’accorder quelques instants ?

La question est de pure forme, il parait évident que refuser l’entretien pourrait déclencher une série d’actions répressives. L’Unité pour la Modération de la Pollution est bien connue. J’ai archivé quantité de mises en demeure portant cet en-tête dans mes tiroirs et sous forme de fichiers sur mon ordinateur. Non décidément ce n’est pas le moment de faire le malin. D’un geste ample je fais signe à ce monsieur de bien vouloir se donner la peine d’entrer. Maintenant qu’il est confortablement installé dans mon salon, nous allons passer aux choses sérieuses.

- Vous savez pourquoi je suis venu vous voir ?

- Je m’en doute un peu. J’ai bien reçu différents courriers. Pour autant je ne vois vraiment rien qui puisse poser problème.

Il a sorti un dossier de sa serviette et il me fixe avec un regard empli de compassion.

- Croyez bien que j’en suis désolé Monsieur, mais je crois que vous ne vous rendez pas vraiment compte de la gravité de la situation. Mon unité opère habituellement sans déplacer ses agents. Si je suis présent chez vous c’est parce que votre cas est grave. Vous déclarez en avoir  un seul à votre passif, mais en réalité ils sont plus nombreux. Nous allons donc devoir procéder à un réajustement de votre contribution. Toutefois notre administration est prête à quelques concessions si vous vous montrez plus coopératif que vous ne l’avez été jusqu’à présent. Je suis mandaté pour vous accorder un abattement de 10% si vous acceptez un réajustement de votre passif.

- Et ce réajustement s’élève à combien ?

- Trois. Votre passif  doit passer de un à trois. Si vous êtes d’accord je vous prie de bien vouloir signer ce document.

J’ai compris qu’il n’y avait rien à faire. J’ai signé. Après tout je m’en tire bien, car avec les recherches d’ADN il est difficile de leur échapper. Mais ils ne sont pas si forts que ça, il y a encore 2 ou 3 choses qu’ils ignorent. Ou bien alors ils font semblant de ne pas savoir. Ils préfèrent ménager le contribuable. De toutes façons si je passe de 1 à 3 ça va faire mal. La modération de la pollution à la source n’est pas bon marché. A la source ! Ils ne manquent pas d’humour ! Evidemment tous les problèmes viennent de là. Un moment d’égarement et tout s’enchaîne inexorablement. Toute naissance entraînant un alourdissement du bilan carbone d’au moins 10 tonnes par an, mon passif s’élève déjà à un minimum de 30 tonnes par an. Mise en œuvre d’une politique de prévention, application du principe de précaution, nos dirigeants ont eu la sagesse d’opter pour une méthode dissuasive.

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